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Anecdotes 2è arrondissement


02/0044 Pas de boulevards

Etonnant, mais le 2ème arrondissement, celui des Grands Boulevards justement, n'est traversé par aucun boulevard ! Et c'est le seul dans ce cas à Paris. Si vous regardez bien, il est bordé par 7 boulevards: Sébastopol, Bonne-Nouvelle, Poissonnière, St Denis, Montmartre, des Italiens, et des Capucines. Mais aucun ne le traverse...

02/0045 Les spécialités de la Cour des Miracles

On l'a vu, la Cour des Miracles, qui se situait approximativement à l'emplacement de l'actuelle place du Caire, était le refuge de tous les voleurs et autres criminels qui écumaient Paris. Dénommé ainsi depuis le 17 siècle, cet endroit difficile d'accès se constitua en une sorte de commune vivant de mendicité et d'escroqueries, avec ses propres lois et règles. Le roi Pétaud, de qui le nom "pétaudière" est dérivé, régnait sur ce "royaume" agité. Mais la population de la Cour des Miracles s'était largement "spécialisée".
Ainsi, les "casseurs de hane" coupaient les bourses, les "drilles" étaient des déserteurs, les "polissons" de faux pélerins, les "faux grivois" mendiaient devant les églises, les "coquillards" trafiquaient des coquilles qu'ils prétendaient avoir ramenées de St Jacques de Compostelle, les "malingreux" simulaient des infirmités, les "baveux" mettaient un morceau de savon dans leur bouche pour la faire écumer et simuler la rage, les "capons" étaient de faux hydrocéphales, etc...Tous ces filous étendirent peu à peu leur champ d'activité au parvis de Notre-Dame et à la rue du Bac. Louis XIV décida d'en finir, et c'est le premier lieutenant de police, La Reynie, mena rondement l'opération en 1667.

02/0046 On mangeait rue des Jeûneurs

Rien à voir avec un quelconque jeûne. On mangeait bien rue des Jeûneurs. En fait, un terrain de boules fut installé à cet endroit en 1640, chemin de ronde extérieur à l'enceinte de Louis XIII. Ces jeux, nouveaux pour l'époque, furent appelés "jeux-neufs" par les habitants du quartier. La déformation en "Jeûneurs" est dûe à la tradition orale qui perpétuait les noms de lieux, comme les patronymes.

02/0047 Monsieur Gaumont et son cinématographe

Au n°7 de la rue Poissonnière, existait au 19è siècle le magasin de nouveautés Chevreux-Aubertot. En 1883, Paul Sédille conçut une marquise en fer forgé, innovation servant d'abri et d'ornement à la devanture de ce magasin, célèbre pour son "prix fixe", l'ancêtre de nos Monoprix. Mais c'est là que Monsieur Gaumont ouvrit en 1908 la première salle de cinéma, le Gaumont Théâtre, en service jusqu'en 1977.

02/0048 Etre toujours le premier

C'était la devise de Paul Farge. Celui-ci, en 1929, fit construire au 11 boulevard Poissonnière une salle de spectacles de 1 200 places, le Plaza. Bâti sur l'emplacement de l'ancien hôtel du fermier-général (collecteur d'impôt) Augeard, célèbre vers 1750, il privilégia les tons bleu-vert et or. Sous la direction de Mitry Goldin, de 1932 à 1956, ce fut un prestigieux music-hall. Génie du marketing, il changea le nom du Plaza en... ABC ! Ainsi, disait-il, je serai toujours en tête, par ordre alphabétique, des programmes parisiens. La suite lui prouva qu'il avait raison. Tino Rossi y fit ses débuts parisiens en 1934, et Edith Piaf en 1937. Vendu, puis transformé en cinéma de 1965 à 1981, c'est maintenant un banal restaurant.

02/0049 Du chocolat au jouet

Au 27 boulevard Poissonnière, Chopin vécut quelques années, de 1831 à 1832. En 1840, la chocolaterie Guérin-Boutron, une des cinq de Paris, fut remplacée en 1894 par le café-concert Parisiana, fondé par Jandelle. La sage façade se chargea bientôt de fleurs, de masques, de danseuses nues... En 1910, le music-hall fut sacrifié à la nouvelle mode du cinéma et obtint un vif succès. En 1957, la société Gaumont le convertit en salle de 1 800 places, le Richelieu, puis le scinda en cinq salles et le vendit en 1987 à un marchand de jouets. La boucle est bouclée. Encore que...

02/0050 L'architecture industrielle

Les concours d'architectes ont permis l'édification, entre les années 1880 et 1910, d'immeubles aux façades de plus en plus travaillées, et pour certaines, absolument extraordinaires ! Il faut dire que le vainqueur de ce concours annuel recevait un prix, en argent, mais surtout cette toute nouvelle notoriété lui procurait une publicité fantastique auprès des promoteurs, qui s'arrachaient ses services. Et donc, pouvaient vendre les appartements au meilleur prix...A cette époque, c'était l'effervescence en matière d'architecture. La découverte de nouveaux matériaux de construction (verre, métal...n'oublions pas que nous sommes à l'époque de M Eiffel et que Baltard avait construit ses Halles quelques années auparavant!) permettait dorénavant les plus grandes audaces.
A l'élégance s'ajoutait la solidité, et...la modernité.
A cet égard, les immeubles des 118, 124 et 130 rue Réaumur ont été construits dans le plus pur style Art Nouveau. Il s'agissait de sièges de sociétés, et l'usage du verre laissait la lumière nécessaire à ces entreprises souvent spécialisées dans la fabrication de vêtements. Jetez-y un coup d'oeil, vous ne le regretterez pas!

02/0051 L'imprimeur des rois

47 passage des Panoramas se trouve la vénérable institution Stern. Imprmeur de son état depuis 1840! Sa spécialité: l'héraldique, les reproductions d'armoiries, les presses pour timbrer son papier soi-même, les invitations à des mariages, les faire-parts de naissance, de décès, les cartes de visite... Un travail de très grande qualité, largement apprécié des têtes couronnées au 19è et au 20è siècles. Cet artisanat qui a connu des heures difficiles il y a quelques décennies, retrouve une nouvelle jeunesse grâce au retour à ses racines dont nos contemporains sont si friands. Y aurait-il un "manque" dans notre société moderne? Non, je ne peux pas y croire...

02/0052 Un boucher chez les charcutiers

Dans le quartier du Sentier, au 10 rue Bachaumont, se trouve le siège de la corporation des Charcutiers français. Cet immeuble possède un superbe hall: des enseignes de bouchers indiquant le nom des généreux donateurs en couvrent les murs. Quelques peintures et un beau vitrail illustrent les attributs de la profession. Enfin, n'oubliez pas de saluer au passage le buste d'un ancien président de la corporation, conçu, cela ne s'invente pas, par... Alfred Boucher!

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