Actualités
Actualités
Ça s'est passé à Paris un 2 novembre

Écrit le mardi 31 octobre 2017 04:38

mardi, 31 octobre 2017 04:38

Ça s'est passé à Paris un 2 novembre

Le 2 novembre 1789

L'Assemblée Nationale confisque les biens du clergé

 

Le président avait d’abord mis aux voix la proposition de déclarer que la propriété des biens du clergé appartenait à la nation. Les clameurs nombreuses qui s’élevèrent contre cette proposition, ayant évidemment la majorité, Talleyrand, évêque d’Autun, et Mirabeau, proposèrent, comme par voie de conciliation, de décréter seulement que les biens du clergé seraient à la disposition de la nation.

Les défenseurs du clergé, sentant le piège qu’on leur tendait, insistèrent avec force pour que la discussion fût rouverte sur cette nouvelle question. Les cris aux voix, aux voix, empêchèrent que leurs réclamations fussent entendues. Les évêques d’Uzès, de Nancy et l’abbé de Montesquieu montèrent au bureau et sommèrent le président de leur donner la parole avant qu’on allât aux voix ; mais la majorité, trompée par le changement de la question, n’appuya pas leur demande, et le décret suivant, rendu par appel nominal, passa à la majorité de cinq cent soixante-huit voix contre trois cent quarante-six.

« L’assemblée nationale décrète : 1° Que les biens ecclésiastiques sont à la disposition de la nation, à la charge de pourvoir d’une manière convenable aux frais du culte, à l’entretien de ses ministres, et au soulagement des pauvres, sous la surveillance et d’après les instructions des provinces.

« 2° Que dans les dispositions à faire pour subvenir aux besoins des ministres de la religion, il ne pourra être attribué moins de 1200 livres pour la dotation des curés, non compris le logement et le jardin en dépendant. »

Les gens qui cherchent un côté plaisant à tout, remarquèrent que c’était le jour des Morts (2 novembre) que sous la présidence d’un avocat du clergé, et dans la salle de l’archevêché de Paris, l’assemblée nationale avait rendu le décret qui mettait tous les biens du clergé à la disposition de la nation.

Le pillage et le vandalisme révolutionnaires allaient pouvoir commencer.

Connectez-vous pour commenter