Le premier dispositif d'automatisation de la diffusion de l'heure par téléphone est inventé en 1933 par Ernest Esclangon, directeur de l'Observatoire de Paris qui était excédé de voir la seule ligne de son institution régulièrement occupée, un agent de l'Observatoire répondant aux appels téléphoniques incessants pour connaître l'heure. Ce dispositif utilise la technique du film parlant : la machine est constituée d'un cylindre portant 3 ensembles de bandes de films parlants : le premier pour l'énoncé des heures de 0 à 23 heures, le deuxième pour celui des minutes de 0 à 59 minutes, le troisième correspondant à 10, 20, 30, 40 secondes puis à l'annonce « au quatrième top, il sera exactement », l'ensemble étant couplé à une horloge fondamentale de l'Observatoire de Paris qui donnait le top. C'est Marcel Laporte, un speaker de la radio SFR Radiola puis de Radio Vitus, qui a alors enregistré sa voix sur ces bandes sonores.
Si l'idée d'une machine automatique à dire l'heure par téléphone et par radiodiffusion revient au professeur Esclangon, c'est l'ingénieur Paul Nimier et son assistant Legoff des Ateliers Brillié de Levallois-Perret qui ont conçus et réalisé la première horloge parlante (brevet déposé par Nimier) en combattant une réalisation concurrente sur disques de verre présentée par Edouard Belin, l'inventeur du Téléphoto. L'horloge a été présentée à l'Académie des Sciences de Paris le 14 mars 1932 par le professeur Esclangon.
La France est donc le premier pays au monde à mettre en place une horloge parlante qui est inaugurée et mise en service à l'Observatoire de Paris le 14 février 1933. 140 000 appels sont passés le premier jour, dont 20 000 seulement sont satisfaits.
L'horloge parlante ainsi conçue a connu en France deux évolutions majeures, en 1964 puis en 1975. Si la technique de la lecture opto-électronique des pistes sonores est restée son principe fondamental emprunté au cinéma parlant, il a cependant été amélioré quand l'électronique associée est passée dans l'intervalle de la technologie du tube à vide (lampe radio) de 1933 à celle des semi-conducteurs cependant que les tops étaient donnés non plus par une horloge mécanique à balancier mais par une horloge atomique dont une certaine division de sa fréquence fondamentale produisait aussi le courant alternatif alimentant le moteur d'entraînement du système de lecture optique de sorte que l'heure donnée était plus rigoureuse encore que dans sa première version.
Enfin, depuis 1991, elle a été remplacée par une horloge entièrement statique à circuits intégrés réalisée dès 1987 où la parole est numérisée et stockée dans une mémoire électronique .