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Ça s'est passé à Paris un 12 février

Écrit le samedi 11 février 2017 21:03

samedi, 11 février 2017 21:03

Ça s'est passé à Paris un 12 février

Le 12 février 1894

L'attentat anarchiste de la gare St Lazare

 

Ce jour, une bombe est lancée dans le café Terminus. Bilan : 1 mort et 17 blessés. En France, cette toute fin de XIXe est celle d’une crise anarchiste. Ce qu’on appelle alors l’affairisme, le fait que les riches s’enrichissent tandis que les pauvres continuent de s’appauvrir, a déclenché une vague de violences sur le thème de la « société pourrie ». Toute une série d’attentats a lieu depuis 1892. Deux mois avant le café Terminus, l’anarchiste Vaillant lançait une bombe au sein même de la Chambre des députés, avec si peu de dégâts d’ailleurs que le président avait déclaré : « Messieurs, la séance continue ! »

Le 12 février 1894, à neuf heures du soir, Émile Henry, qui est un brillant jeune homme — il n’a que 21 ans — entre dans le café de l’hôtel Terminus à la gare Saint-Lazare. Il avait pour objectif initial d’assassiner le président Carnot qui avait refusé de gracier Vaillant. Seulement le nombre de policiers autour de l’Élysée l’avait découragé. Il est d’abord allé chez Vignon, puis au café de la Paix, mais il n’y avait pas assez de monde, dira-t-il froidement.

Arrivé devant le Terminus, il sort de la poche de son pardessus une bombe artisanale, il allume la mèche, jette son cigare, va faire un petit tour dans le café puis lance son engin. C’est l’explosion : les miroirs, les boiseries, les tables, sont brisés. 17 blessés donc, et un mort, un certain monsieur Borde.

C’est un garçon de café qui se saisit de lui alors qu’il tentait de s’enfuir. Il va être très vite jugé, guillotiné le 21 mai suivant. Ce n’est pas le dernier attentat anarchiste, puisque le 24 juin, Caserio, un anarchiste italien cette fois, va venger ses amis Vaillant et Henri. C’est lui, finalement, qui assassinera Sadi Carnot à Lyon.

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