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Ça s'est passé à Paris un 2 février

Écrit le mercredi 1 février 2017 16:42

mercredi, 01 février 2017 16:42

Ça s'est passé à Paris un 2 février

Le 2 février 1846

Les pierres de l'au-delà

 


La Gazette des Tribunaux du 2 février 1846 relatait à ses lecteurs des faits insolites: "Dans les travaux de démolition ouverts pour le percement d'une rue nouvelle qui doit joindre la Sorbonne au Panthéon et à l'Ecole de Droit (l'actuelle rue Cujas) en traversant la rue des Grès à la hauteur de l'ancienne église, se trouve le chantier d'un marchand de bois nommé Lerible, chantier qui borne une maison d'habitation élevée d'un seul étage, avec grenier. C'est dans cette maison, éloignée de la rue par une certaine distance (et séparée des habitations en démolition par les vastes excavations de l'ancien mur d'enceinte de Philippe-Auguste) qui se trouve, chaque soir et toute la nuit, assaillie par une grêle de projectiles qui, par leur volume et par la violence avec laquelle ils ont été lancés, produisent des dégâts tels qu'elle est percée à jour, que les châssis des fenêtres, le chambranle des portes sont brisés, réduits en poussière, comme si elle eût soutenu un siège".

"D'où viennent ces projectiles, qui sont des quartiers de pavés, des fragments de démolitions, de moellons entiers qui, d'après leur poids et la distance d'où ils proviennent, ne peuvent être évidemment lancés de main d'hommes ?"

"C'est ce qu'il a été jusqu'à présent impossible de découvrir. En vain a-t-on exercé, sous la direction personnelle des commissaires de police, une surveillance de jour et de nuit, en vain a-t-on lâché, chaque nuit, dans les chantiers environnants, des chiens de garde. Rien n'a pu expliquer le phénomène, que le peuple attribue à des moyens mystérieux..."

On se perd en conjectures. Les phénomènes cessèrent tout aussi brusquement qu'ils avaient commencés.

Et le mystère ne fut jamais éclairci.

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