Alors que sa maîtresse Léonie Léon, après dix ans de liaison passionnée, consentait enfin à l’épouser, Léon Gambetta se blesse à la main droite en voulant décharger son pistolet. Une artère a été touchée et les médecins le contraignent à garder le lit.
Cet alitement sera désastreux. Quelques mois plus tard, Gambetta meurt d’une crise d’appendicite et de l’incompétence des médecins qui l’entourent et n’ont pas osé l’opérer. On lui fit des obsèques nationales. Ce qui n’empêchera pas ses ennemis de faire cette épitaphe - cruelle allusion à un affreux accident dont il avait été victime dans sa jeunesse et qui le rendit borgne :
Amis respectons le cercueil
De ce patriote farouche
Qui prit bien soin de perdre un oeil
Pour ne jamais paraître louche.
Léon Gambetta, né le 2 avril 1838 à Cahors et mort le 31 décembre 1882, est un homme politique français républicain. Membre du Gouvernement de la Défense nationale en 1870, chef de l'opposition dans les années suivantes, il fut l'une des personnalités politiques les plus importantes des premières années de la Troisième République et joua un rôle clé dans la pérennité du régime républicain en France après la chute du Second Empire. Il a été président de la Chambre des députés (1879-1881), puis président du Conseil et ministre des Affaires étrangères du 14 novembre 1881 au 30 janvier 1882.