Henri III ayant défendu au duc de Guise — Henri de Lorraine, dit le Balafré, un des chefs de la Ligue — la Sainte Ligue, qui s’est donné pour mission la défense de la religion catholique contre le protestantisme —, de venir à Paris, ce duc y vint malgré les ordres du roi. Le peuple, dont il était l’idole, le reçut en triomphe, et on parlait déjà d’aller chasser du Louvre le monarque que l’on ne désignait alors plus que par le nom de Henri de Valois.
L’entrée du Balafré à Paris fut un triomphe. Le prince était parti de Soissons avec sept cavaliers seulement. Il entra à Paris le lundi 9 mai, à midi, par la porte Saint-Denis. Son cortège, dit l’historien Davila, comme une boule de neige qui descend de la montagne, grossissait à chaque pas, chacun abandonnant sa maison ou sa boutique pour le suivre avec des applaudissements et des cris de joie. Il ne fut pas à moitié de la cité qu’il avait autour de lui trente mille personnes, et la foule était si grande que lui-même pouvait à peine avancer.
Les cris du peuple retentissaient jusqu’au ciel : jamais on n’avait tant crié vive le roi ! qu’on criait alors vive Guise ! L’un l’embrassait, un autre le remerciait, un autre se courbait devant lui ; on baisait les plis de ses vêtements, et ceux qui ne pouvaient l’atteindre s’efforçaient du moins, en élevant les mains, et par tous les mouvements de leur corps, de témoigner leur allégresse. On en vit plusieurs qui, l’adorant comme un saint, le touchaient de leurs chapelets, qu’ils portaient ensuite à leurs bouches où à leurs yeux ; de toutes les fenêtres les femmes répandaient des fleurs, et bénissaient son arrivée. L’une d’elles — la demoiselle de Vitry, dame d’honneur de la reine —, abaissant son masque, lui cria : « Bon prince, puisque tu es ici, nous sommes tous sauvés. »
Pour lui, le sourire sur la bouche, montrant à tous un visage prévenant, il répondait à chacun d’une manière affectueuse, ou par des paroles, ou par le geste, ou par le regard. Il traversait la foule la tête découverte, et n’omettait rien pour se concilier davantage la bienveillance et l’applaudissement populaires... Il alla tout droit descendre de cheval à Saint-Eustache, au palais de la reine-mère, Catherine de Médicis.
La reine, étonnée de son arrivée imprévue, le reçut toute tremblante, avec un visage pâle, ayant presque, contre son usage, perdu sa présence d’esprit. Le duc de Guise affecta de paraître humble, affectueux, et profondément soumis. Les paroles de la reine furent ambiguës : elle lui dit « qu’elle le voyait avec plaisir, mais que plus volontiers encore elle l’aurait vu dans une autre occasion. » Il répliqua avec orgueil, quoique en affectant une extrême modestie, « qu’il était bon serviteur du roi, et qu’informé des calomnies répandues contre son innocence, et des trames ourdies contre la religion et les hommes de bien, il était venu, ou pour empêcher le mal et se justifier, ou pour sacrifier sa vie pour la sainte église et le salut de tous. »
La reine, tandis que le duc saluait, suivant son usage, les dames de la cour, appela son gentilhomme d’honneur — Louis Davila, frère de l’historien qui nous rapporte ces faits —, et lui ordonna d’aller avertir le roi que le duc de Guise était arrivé, et que bientôt elle le conduirait au Louvre. Le roi, qui était dans son cabinet avec de Villequier, de Bellièvre et l’abbé d’Elbenne, fut si troublé, qu’il fut forcé de s’appuyer du bras sur la table, en couvrant son visage de sa main. Il renvoya Davila à sa mère, en le chargeant de lui dire qu’elle tardât le plus qu’elle pourrait à lui amener le duc.
L’abbé d’Elbenne, et le colonel des Corses, Alphonse (depuis maréchal d’Ornano), qui était entré en ce moment dans le cabinet, conseillèrent au roi de recevoir le duc de Guise dans ce cabinet même, et de l’y faire tuer à l’instant. L’abbé cita ce texte de l’Écriture : Percutiam pastorem, et dispergentur oves. Mais Villequier, Bellièvre, et le chancelier, qui survint aussi, furent d’opinion contraire. Ils dirent qu’ils voyaient dans le peuple tant de fermentation que peut-être, après un tel événement, il ne respecterait plus la majesté royale ou l’autorité des lois, et courrait à la vengeance...
Tandis que le roi balançait dans l’incertitude, la reine survint, conduisant le duc de Guise. Elle avait traversé Paris dans sa chaise à porteur, le duc marchant à pied à côté d’elle, mais avec une telle suite, et au milieu d’une telle foule, que la ville entière semblait rassemblée dans la cour du Louvre et les rues voisines. Ils traversèrent cette cour entre deux haies de soldats que commandait Grillon, maître de camp de la garde, militaire hardi, peu ami du duc de Guise. Grillon répondit à peine au salut que faisait Guise, même au moindre soldat.
On put remarquer à la pâleur du visage de Guise qu’il s’en apercevait ; et cette pâleur augmenta ensuite, lorsqu’il traversa les Suisses, rangés en haie sous les armes, au pied de l’escalier, puis les archers, dans la grande salle, et les gentilshommes, tous rassemblés dans les chambres pour l’attendre... Le duc de Guise entra avec Catherine de Médicis dans le cabinet du roi Henri III, qui lui reprocha d’avoir violé ses ordres. Le duc balbutia quelques excuses, et, profitant d’un moment d’hésitation du monarque, se retira sans être arrêté. Une seconde entrevue eut lieu à l’hôtel de Soissons ; mais alors Guise était entouré d’un cortège nombreux de gentilshommes et de bourgeois.
Le roi fit entrer dans Paris, le jeudi 12 mai, quatre mille Suisses. Le peuple les vit défiler en silence, et paraissait assez tranquille, lorsqu’un rodomont de cour, dit Pasquier, se croyant assuré de la victoire, s’écria « qu’il n’y avait femme de bien qui ne passât par la discrétion d’un Suisse. » Ce mot, prononcé sur le pont Saint-Michel, produisit une explosion générale : dans un moment les rues furent dépavées, les pierres portées aux fenêtres, les chaînes tendues, renforcées de meubles, de planches, de solives, de tonneaux pleins de terre ; le tocsin sonna ; les troupes royales, laissées sans ordre, se virent renfermées dans les retranchements, et les dernières barricades furent poussées jusqu’aux guichets du Louvre.
Le duc de Guise ne parut point dans les premières heures : retiré dans son hôtel, il se ménageait des moyens de retraite. Lorsqu’il apprit le plein succès de l’insurrection, il se montra. On cria : vive Guise ! et lui, baissant son grand chapeau, disait : « Mes amis, c’est assez ; messieurs, c’est trop ; criez vive le roi. » Le poste des Suisses, au marché Neuf, attaqué à coups de pierres et d’arquebuse, eut une trentaine d’hommes tués et blessés. Retenus par les ordres du roi, ils ne se défendirent point ; ils tendaient les mains à la foule, montraient leurs chapelets, et criaient : Bons catholiques ! Le duc de Guise les délivra ; il permit aux soldats du roi de se retirer, faisant ouvrir les barrières, qui se refermaient sur eux.
Des négociations entamées par la reine-mère n’aboutirent à rien. Les prédicateurs déclarèrent qu’il fallait aller prendre Henri de Valois dans son Louvre. Sept ou huit cents écoliers et trois ou quatre cents moines se proposaient d’assaillir le palais du côté de Paris, tandis qu’une quinzaine de mille hommes menaçaient de l’investir du côté de la campagne. Le roi, n’ayant pas un moment à perdre, sortit à pied, tenant une baguette à la main. Arrivé aux Tuileries, où étaient les écuries, il monta à cheval avec ceux de sa suite qui eurent moyen d’y monter. Du Halde le botta, et lui mettant son éperon à l’envers : « C’est tout un, dit le roi, je ne vais pas voir ma maîtresse. » Étant à cheval, il se retourna vers la ville, et jura de n’y rentrer que par la brèche. Il ne vit plus Paris que des hauteurs de Saint-Cloud, et n’y rentra jamais. Il se retira à Chartres.
« La journée des barricades ne produisit rien, écrit en 1831 François-René de Chateaubriand dans ses Études historiques, parce qu’elle ne fut point le mouvement d’un peuple cherchant à conquérir sa liberté ; l’indépendance politique n’était point encore un besoin commun. Le duc de Guise n’essayait point une subversion pour le bien de tous, il convoitait seulement une couronne ; il méprisait les Parisiens tout en les caressant, et n’osait trop s’y fier. Il agissait si peu dans un cercle d’idées nouvelles, que sa famille avait répandu des pamphlets qui la faisaient descendre de Lothaire, duc de Lorraine : il en résultait que la race des Capet n’avait d’autre droit que l’usurpation ; que les Lorrains étaient les légitimes héritiers du trône, comme derniers rejetons de la lignée carolingienne. Cette fable venait un peu tard. Les Guise représentaient le passé ; ils luttaient dans un intérêt personnel contre les huguenots, révolutionnaires de l’époque, qui représentaient l’avenir : or, on ne fait point de révolution avec le passé.
« Les peuples, de leur côté, ne regardaient le duc de Guise que comme le chef d’une sainte ligue, accouru pour les débarrasser des édits bursaux, des mignons et des réformés, poursuit Chateaubriand ; ils n’étendaient pas leur vue plus loin : le duc de Guise leur paraissait d’une nature supérieure à la leur, un homme fait pour être leur maître en place et lieu de leur tyran. Si la Sorbonne, si les curés, si les moines prêchaient la désobéissance à Henri III, et les principes du tyrannicide, c’est que l’Église romaine n’avait jamais admis le pouvoir absolu des rois ; elle avait toujours soutenu qu’on les pouvait déposer en certain cas, et pour certaine prévarication. Ainsi tout s’opérait sans une de ces grandes convictions de doctrine politique, sans cette foi à l’indépendance, qui renversent tout : il y avait matière à trouble, il n’y avait pas matière à transformation, parce que rien n’était assez édifié, rien assez détruit. L’instinct de liberté ne s’était pas encore changé en raison ; les éléments d’un ordre social fermentaient encore dans les ténèbres du chaos ; la création commençait, mais la lumière n’était pas faite.
« Même insuffisance dans les hommes : ils n’étaient assez complets, ni en défauts, ni en qualités, ni en vices, ni en vertus, pour produire un changement radical dans l’État. A la journée des barricades, Henri de Valois et Henri de Guise restèrent au-dessous de leur position : l’un faillit de cœur, l’autre de crime. La partie fut remise aux états de Blois. Profondément dissimulé, comme les esprits de peu d’étendue, le Balafré se servait, avec le pape, avec le roi d’Espagne, avec le duc de Lorraine, avec le cardinal de Bourbon, d’un langage différent approprié à chacun ; il cachait bien ses desseins, et quand tout était mûr pour agir, il temporisait et ne pouvait se résoudre à faire le dernier pas. Plus d’orgueil que d’audace, plus de présomption que de génie, plus de mépris pour le roi que d’ardeur pour la royauté, voilà ce qui apparaît dans la conduite du duc de Guise. Il intriguait à cheval, comme Catherine dans son lit. Libertin sans amour, ainsi que la plupart des hommes de son temps, il ne rapportait du commerce des femmes qu’un corps affaibli et des passions rapetissées ; il avait toute une religion et toute une nation derrière lui, et des coups de poignard [le duc de Guise fut assassiné sur l’ordre du roi Henri III le 23 décembre 1588] firent le dénouement d’une tragédie qui semblait devoir finir par des batailles, la chute d’un trône et le changement d’une race. »
C’est encore la maison de Théophraste Renaudot à l’enseigne du Grand Coq. C’est là qu’un jour parut, en 1631, un carré de papier de petit format, intitulé la Gazette, donnant des nouvelles politiques, signalant les événements du jour. C’était le commencement bien humble, bien modeste de cette arme formidable, de cette semeuse d’idées qu’est aujourd’hui la presse. Ce minuscule numéro devait devenir plus tard la Gazette de France.
Ce sont enfin les maisons de Robert Estienne et de la Pomme de Pin. La première fut le berceau de cette célèbre lignée d’éditeurs, qui, libraires, imprimeurs et relieurs tout ensemble, publièrent ces fameux livres du xvie siècle, aux belles gravures sur bois, à la typographie remarquable ; et François Ier, protecteur particulier des Estienne, qu’il avait nommés imprimeurs royaux pour le grec, vint plus d’une fois visiter les ateliers de cette maison, où tous, chefs, ouvriers, valets, servantes, ne parlaient que latin.
La seconde est une taverne renommée qui existait déjà au XVe siècle et qui, au XVIIe, avait pour hôtes assidus une pléiade de littérateurs, de poètes, de penseurs, de musiciens et d’artistes, tels que Boileau, Molière, Racine, Chapelle, La Fontaine, Lully, Mignard, Furetière, d’autres encore, qui venaient y savourer les précieux crus de Bourgogne et du Bordelais.
Tout près s’élève une tour aux angles abattus, supportant tout en haut un pavillon carré à pans de bois : tour d’escalier du collège Fortet situé tout en haut de la montagne Sainte-Geneviève et que l’on peut encore apercevoir de nos jours près du Panthéon, dernier vestige de ces vieux collèges de l’Université où des escholiers sans nombre apprenaient des maîtres les sept arts libéraux : le Trivium et le Quadrivium.
Une façade à grandes ogives, où toute une légion d’angelots accrochés à la voussure jouent de la harpe, du rebec et de la viole ; le portail, décoré des statues de saint Genest, de saint Julien l’Hospitalier et du roi David, recouvert d’un toit surmonté d’un clocher pointu muni de larges abat-son ; nous sommes devant l’église Saint-Julien des Ménétriers, chapelle corporative des musiciens, ménestrels et jongleurs de Paris dont le roi gouvernait à sa guise les chefs des autres ménestranderies de France. Avait-on besoin de joueurs de mandoline, de viole ou de flûte pour les noces de quelques bourgeois, de diseurs de vers ou de farceurs joyeux pour une fête au prochain manoir ; d’un corps de musique pour une cérémonie publique, réception de prince ou procession religieuse, on était sûr de les trouver sur la petite place de cette chapelle où se réunissaient chaque jour tous les membres de la corporation.
A cette époque, les étudiants étaient très souvent violents, bruyants, désordonnés, faisant des tours pendables et rossant le guet. Le prévôt de Paris leur avait réservé deux geôles au Petit Châtelet et au Petit Pont, les prisons de l’époque, et parfois on en envoyait au pilori des seigneurs abbés, élevé près de l’abbaye Saint-Germain des Prés. Il est reconstitué ici, et un soldat y monte la garde.
Les Halles d’alors étaient un amalgame de bâtiments hétéroclites de toutes formes, de toutes grandeurs, au milieu desquels rayonnaient des rues, des ruelles, voies étroites où circulait tout un monde de marchands, et qui tenaient entre l’église Saint-Eustache d’une part et le cimetière des Innocents et le Pont-Neuf de l’autre. On y trouvait de tout, et bonnetiers, gantiers, heaumiers, chaudronniers, tisserands, fourreurs, bouchers, maraîchers, fromagers, y étalaient leurs produits, sur les places ou sous les galeries des piliers, à la façon des bazars orientaux.
Complètement rebâties en 1551, elles possédaient d’immenses salles à charpentes, très curieuses et d’une allure vraiment imposante. On a reproduit l’une d’elles avec ses travées de 25 mètres de portée, et ses grandes lucarnes s’ouvrant dans la toiture. Que de souvenirs évoquent les Halles ! Exécution solennelle de Jean de Montaigu, ministre de Charles VI ; de Pierre des Essarts, de Jacques d’Armagnac, duc de Nemours, décapité en grande pompe, et de tant d’autres. Scènes joyeuses de l’hôtel de Bourgogne, où les Gauthier Garguille, les Turlupins, les Bruscambilles, les Jean Farine, baladins de foire et de tréteaux, joyeux compères, amusaient si bien la foule avec leurs scènes bouffonnes, leurs sorties burlesques, leurs mystères naïfs et leurs épigrammes.
Non loin de là se trouve le château Gaillard, tour qui provenait d’un reste de fortifications, situé près du Pont Neuf, et qui défendait une sorte de corps de garde, relié à la tour de Nesle par un rempart à demi écroulé. C’est là que s’éleva plus tard l’Institut. Avec le grand Châtelet qui fait face au cabaret des Halles, nous pénétrons dans le quartier Renaissance. C’est un haut bâtiment sévère, à la voûte s’ouvrant entre deux tours, tel qu’il existait sous Louis XII. Au-dessus, s’élance le clocheton d’une petite chapelle.
Dès l’époque gallo-romaine, alors que le grand Châtelet ne s’appelait encore que le grand Pont, il fut maintes fois assailli par les étrangers. En 885, attaque de 30 000 Normands qui ne purent vaincre la ténacité et le courage des hardis défenseurs conduits par l’évêque Gozlin et le comte Eudes, et cent ans plus tard, les Saxons et les Flamands de l’empereur Othon tentant de l’emporter d’assaut et subissant semblable échec. A partir de Louis le Gros, il devient à la fois le siège de la prévôté de Paris, lieu de justice et de police de la ville, morgue où l’on venait déposer les cadavres non reconnus, prison aux cachots terribles, et chambre de torture que les malheureux ne quittaient que pour monter sur l’échafaud en place de Grève.
La voûte du Châtelet conduit au Pont au Change, successeur, lui aussi, du Grand Pont de Lutèce, couvert par les maisons des meuniers, des orfèvres, des changeurs, avec, sous les arches, de grandes roues de moulins qui tournaient, un seul passage, l’arche du milieu, étant réservée à la navigation. Une rue très étroite y était ménagée, encombrée tout le jour de cavaliers, de piétons, de marchands, d’oiseleurs et de charlatans, tels que le Beau Mondor, Orviétan, Tabarin.
Un grand édifice à pignon monumental s’élève à l’extrémité de ce pont : c’est la restitution d’un morceau du Palais de la Cité, palais des rois de France depuis les origines jusqu’au XIVe siècle, antique demeure des préfets romains, de Frédégonde, de Chilpéric, de Dagobert ; reconstruite par saint Louis et Philippe le Bel.
La partie reconstituée ici renferme la Grande Salle, à larges fenestrages et rosaces, à voûtes lambrissées aux fleurs de lis d’or sur azur, construite par Enguerrand de Marigny. Avec sa grande table de marbre, elle servait aussi bien aux festins d’apparat des rois qu’aux farces et momeries de la Basoche parisienne. Brûlée en 1518, reconstruite par Jacques de Brosse, elle fut définitivement détruite dans les incendies de la Commune.
En sortant de la grande salle du Palais, on débouche sur la place de la Sainte-Chapelle, où se trouve le grand escalier construit sous Louis XII et qui menait à la chapelle haute et à la galerie mercière, encombrée des échoppes et des boutiques. L’angle gauche de cette cour est dominé par la tour de l’archevêché, ancien donjon des archevêques de Paris, faisant partie du palais archiépiscopal, près de Notre-Dame, et, à l’angle opposé, formant passage en pente, se voit l’hôtel d’Harcourt, sis au quartier de l’Université.
Et maintenant que notre visite est terminée, accoudez-vous à la fenêtre de cette bretèche renaissance, aux médaillons et aux rinceaux sculptés avec une si élégante délicatesse ; laissez errer votre regard sur cette ville de rêve et qui s’éploie, fastueuse, bourdonnante, éclatante, le long des rives de la Seine...