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Balade n°92 - Du métro Palais-Royal au métro Chaussée d'Antin-Lafayette - solution

Balade n°92

(solution)

Du métro Palais-Royal au métro Chaussée d’Antin Lafayette

 

Départ de la balade avenue de l’Opéra.

 


Tournez le dos au Palais-Royal, et prenez l’avenue de l’Opéra par le trottoir de droite.
Tournez à droite rue Molière. Cherchez l’ange à la lyre.

Au 21, rue Molière, il y a 4 statues au 1er étage. L’ange à la lyre est la première d’entre elles.


Que s’est-il passé le 17 février 1673 ?

 

C’est la date de la mort de Molière. Elle est gravée sur la statue de l’écrivain.

Tournez à gauche rue Thérèse, puis à droite rue Ste Anne, et encore à droite rue des Petits Champs.
FP (très difficile).

A l’angle de la rue de Richelieu, sous la plaque de rue, les initiales F et P sont gravées.
Elles signifient Fief Popin. Dépendant de l’archevêque de Paris, le fief Popin était situé pour une partie à l’intérieur des anciennes murailles de Charles V et en totalité à l’intérieur de celles de Louis XIII. Son nom viendrait d’un certain Popinus qui l’aurait possédé aux environs de 1185.
Ces marques, datant du XVIIe ou XVIIIe siècle signalaient les limites du fief Popin, comme les bornes dans les campagnes. Le seigneur du fief, sur toute l’étendue de celui-ci, percevait donc le « cens », ou impôt.

Traversez la rue de Richelieu.
Quand la Louisiane devint Américaine (difficile).

Sur le mur de la Bibliothèque Nationale, rue des Petits Champs, à l'angle de la rue Vivienne, une plaque rappelle que c'est à cet endroit précis que fut signé l'acte de vente de la Louisiane aux Etats-Unis par Napoléon, alors Premier Consul, en 1803.

Tournez à gauche rue Vivienne.
Il donna son nom à un pays sud-américain.

Simon Bolivar habita en 1804 au 2, rue Vivienne. Une plaque en atteste, au 1er étage.


Geste maçonnique (difficile).

Observez bien les éléments de décoration figurant au-dessus de l’entrée de la Galerie Vivienne. Parmi ceux-ci, une curieuse poignée de mains. Rien à voir avec un marchand et son client concluant une affaire,, mais tout à voir avec la franc-maçonnerie, très influente et omniprésente dans les milieux affairistes. Il s’agit, en l’occurrence, d’un signe de reconnaissance. A la manière dont les deux « frères » se serrent la main, ils savent, sans avoir à échanger le moindre mot, qu’ils sont, l’un et l’autre, membres de la confrérie.


Continuez rue Vivienne. Cherchez Marianne.

 

Au n°7, rue Vivienne, se trouve la Bibliothèque Nationale de France, Au 1er étage figurent cinq médaillons. Le cinquième, à droite, représente Marianne, symbole de la République.


Tournez à gauche rue Colbert, puis à gauche rue de Richelieu. Remarquez le bel immeuble du n°62. Cet immeuble très ornementé date de la fin du 19è siècle. Dans les années 1960, il abritait les bureaux de l'agence de publicité Havas, lesquels se trouvaient ainsi à proximité de ceux de l'Agence France-Presse (place de la Bourse), autre entité issue de la scission de ce qu'était jusqu'en 1940 l'Agence Havas.
Tournez à gauche rue St Augustin.
Cherchez les léonidés.


Il y a 2 lions, de part et d’autre de la porte du 4, rue St Augustin.
Remarquez la plaque de numéro de cet immeuble. Elle est en forme de triangle, et est perpendiculaire au mur, ce qui n’est pas conforme à la réglementation, qui impose que les plaques de numéros soient plaqués sur les façades des immeubles.
Seuls les ruelles ou passages très étroits, et ne possédant pas le recul suffisant pour bien voir le numéro, bénéficient de cette dérogation, ce qui n’est pas le cas de la rue St Augustin.


Remarquez le bel hôtel de Gramont au n°10.
Cherchez le space invader.

Au-dessus de la plaque du 11, rue St Augustin.

 

Traversez la rue de Gramont et continuez rue St Augustin.
Tournez à gauche dans le passage Choiseul (attention, il est fermé le dimanche).
Si c’est le cas, continuez la rue St Augustin, puis tournez à gauche rue Monsigny, puis à gauche rue des Petits Champs.
Le célèbre écrivain Louis-Ferdinand Destouches, alias Céline, y vécut enfant de 1899 à 1907, sa mère y tenant une boutique de « nouveautés » au n° 67 puis à partir de 1904 au n° 64.
Il immortalisa le passage dans sa décrépitude en 1936 sous le nom de « Passage des Bérésinas » dans Mort à crédit.
Antre d’Offenbach.

Le théâtre des Bouffes-Parisiens possède sa sortie secondaire dans le passage au n°69 et contribue depuis son ouverture en 1857 à l'animation du passage.
C’est ici que se jouèrent les plus grandes œuvres du célèbre compositeur : la Belle Hélène, la Périchole, Orphée aux enfers, la Grande-duchesse de Gerolstein, etc…

 

En sortant du passage, tournez à gauche rue des Petits Champs.
Antichambre de l’enfer (difficile) ?

Au n°38, rue des Petits Champs, au 3è étage, deux diables cornus ont l’air de vous surveiller...

Le musicien préféré du Roi Soleil y vécut.

 

Jean-Baptiste Lulli, compositeur d’innombrables menuets et musicien préféré de Louis XIV, vécut au n°45 de la rue des Petits Champs.
Il succomba à la gangrène, après que son pied eût été infecté. En effet, c’est en battant la mesure avec son bâton lors d’une répétition de l’orchestre, qu’il se transperça le pied. La médecine de l’époque n’était pas encore suffisamment avancée pour le sauver. C’est l’une des morts les plus bêtes de l’histoire.


Tournez à gauche rue Ste Anne.
On le surnommait L’Aigle de Meaux.

 

Bossuet, évêque de Meaux et magnifique orateur, fut célèbre à l’époque de Louis XIV pour ses discours, oraisons et sermons, qu’il improvisait avec le plus grand talent et la plus forte conviction. Il fut aussi précepteur du Dauphin, le futur Louis XV.
Il est décédé le 12 avril 1704 au 46, rue Ste Anne (plaque au 1er étage).

Lucarne à poulie…sans poulie.

 

Sue le toit du 65, rue Ste Anne, se trouve une des nombreuses lucarnes à poulie que l’on trouvait alors sur les toits de Paris, à partir du 17è siècle. A l’époque où tout le monde se déplaçait à cheval, la poulie servait à monter le grain, le foin, l’avoine, au grenier, en passant par la lucarne. Avantage non négligeable, le stock entreposé servait d’isolant thermique, évitant aussi que la chaleur de la maison ne d’échappe par le toit..

Continuez rue de Gramont, en face, puis tournez à droite rue du Quatre Septembre.
Ils étaient quatre serpents….

Il y a quatre serpents de part et d’autre de la porte du n°15, rue du Quatre Septembre.


BGN.

Entre les deux cariatides du 12, rue du Quatre Septembre, un monogramme est gravé : BGN.
Sa signification nous est inconnue. Peut-être s’agissait-il du siège d’une banque (le B ?), nombreuses dans le quartier.


Tournez à gauche rue de Richelieu.
Double défense.

Deux petits panneaux « Défense d’afficher » se trouvent au 1er étage, à l’angle des rues de Richelieu et du Quatre Septembre.

 

Cherchez la rue Faydau (difficile).

 

Non, je ne me suis pas trompé. Il s’agit bien de la rue Faydau et non Faydeau.. L’ancien nom de la rue, avec l’orthographe de l’époque, est gravé à l’angle de la rue.

Tournez à gauche rue St Marc.
R et H (difficile).

Place Boieldieu, entre les 2è et 3è étages, on peut voir ce monogramme sculpté au n°1, en face de l’Opéra Comique. C’est ici que naquit Alexandre Dumas.

Tournez à gauche rue Marivaux, puis à droite rue Grétry.
Cherchez la Ville de Nice (très difficile).

En face de la rue de Marivaux, une série de blasons des villes de France est gravée. Celui de la ville de Nice est le 2ème
Les armoiries de Nice apparaissent pour la première fois dans une copie des Statuts d’Amédée VIII, sans doute réalisée peu de temps après leur promulgation en 1430.
Le pays niçois est alors symbolisé par une aigle rouge sur fond blanc, posée sur trois monts, ce que l’on peut décrire en langage héraldique comme des armes « d’argent à une aigle de gueule posée sur trois coupeaux » (en langage héraldique l’aigle se dit toujours au féminin).

Tournez à gauche rue de Gramont, puis à droite rue du Quatre Septembre, puis à droite rue de Choiseul.
Dangereux éclats.

Les murs de la banque sont constellés d’éclats d’obus. Il s’agit d’un souvenir laissé par un bombardier allemand, le 30 janvier 1918 (plaque).

 

Traversez le boulevard des Italiens, et prenez la rue des Italiens, en face.
Au n°5 de la rue se trouvait l’ancien siège social du journal « Le Monde ».
Ce quotidien a succédé  au journal « Le Temps », dont cet immeuble était le siège, de 1911 à 1945. Souvenir de cette époque, les deux « T » sur la façade, initiale du Temps.
Tournez à gauche rue Taitbout, puis à gauche boulevard Haussmann, côté des numéros pairs.
Petite enclave hollandaise (difficile).

La devise nationale des Pays-Bas, « Je maintiendrai », est gravée, sous les armes nationales de ce pays, au-dessus du porche du 32, bd Haussmann.

Vous êtes arrivé (s) au métro Chaussée d’Antin-Lafayette.