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Le journal de Paris
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1021 après J.C.
Le temps des fléaux
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Le Contexte
Nous sommes en 1021 après J.C. C'est Robert II dit "Le Pieux" qui règne sur le royaume de France. Fils d’Hugues Capet et d’Adélaïde de Poitou, Robert est associé au trône par son père dès 987. Ce dernier lui fait donner une éducation brillante par les grands lettrés de l’époque. Le règne de Robert fut aussi caractérisé par l’énergie qu’il déploya contre les grands féodaux pillards, toujours prêts à s’opposer au pouvoir royal.
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La France en 1030
Au Moyen-Âge, tout le monde considère sa vie comme une succession de passages d'une étape de sa vie à une autre.
Ainsi, la petite enfance (de 0 à 7ans), est caractérisée par l'innocence, la pureté et l'ignorance. L'entrée dans la vie du jeune enfant est sacralisée par le baptême.
L'enfance ( de 7 à 14 ans) est l'âge du développement physique et de l'acquisition de la conscience religieuse. La confession et la communion marquent le passage à l'âge de raison, quand l'enfant sait distinguer le bien du mal.
L'adolescence (14 à 21 ans), est la période de trouble et d'éveil sexuel, et l'âge des choix de la vie.
La jeunesse (21 à 28 ans) est l'âge des premières responsabilités familialeset professionnelles;
L'âge adulte (28 à 50 ans) est l'époque de la maturité physique et affective. C'est le sacrement du mariage qui s'attache à cette étape de la vie;
Enfin, la vieillesse, (50 à 70 ans) est marquée par la décrépitude, la désillution et la peur de la mort. A la fin de sa vie, le fidèle reçoit le sacrement de l'extrême-onction.

Scènes d'agriculture

Charrue

La boucherie

La boulangerie
Les fléaux ravagent le royaume
Les fameuses " terreurs de l'an mil" n'ont jamais existé : la crainte de fin du monde correspondant au millénaire de la vie du Christ (1000 - 1033) fut une invention d'historiens du XIXe siècle.
Il était bien pratique pour ceux-ci, Républicains, et tenants du matérialisme économique et descendants des philosophes des Lumières de présenter le Moyen-Äge et la monarchie en général, comme une période arriérée, obscurantiste et crédule
Mais il est certain que durant cette période, les hommes ont ressenti une angoisse latente du Jugement Dernier, accentuée par les trois séries de famines et épidémies qui apparaissent pendant la 1ère moitié du XIe siècle.
Le climat se refroidit, et les récoltes s'appauvrissent.
La famine, la peste et le feu se succédèrent à un rythme effrené.
Ce fut une misère épouvantable pour la population. De celles de 1005 et 1006, en passant par celle de 1021 jusqu'à celle de 1060, on eut près de soixantee années de fléaux.
Particulièrement celles de 1027, 1028 et 1029 furent signalées par l'intensité de la famine qui fut si grande et si générale dans toute la France qu'elle fut souillée d'anthropophagie. En 1031, les hommes, forcés de se nourrir de chiens, de souris, de cadavres, de racines d'arbres, d'herbes de rivières mouraient par milliers.
Sur les routes on arrêtait les voyageurs et on les égorgeait pour les dévorer ensuite ; on alla jusqu'à mettre de la chair humaine en vente dans les marchés. A Paris, on ne voyait que gens au visage pâle, décharné, qui se traînaient misérablement dans les rues en implorant la charité, impuissante à soulager tant de misères.
Les milliers de cadavres sans sépulture attirèrent les loups qui commencèrent alors à s’attaquer aux vivants…
Le loup
On comprend alors pourquoi les loups ont profondément marqué le Moyen âge par leur nombre, leur force, leurs ruses, leur pugnacité, leurs contacts permanents avec les hommes dans toute l’Europe et même sur les autres continents connus.
La forêt occidentale était la continuation de la taïga eurasiatique qui représentait un réservoir inépuisable de ces bêtes légères et rapides et qui pouvaient, en troupes, couvrir en quelques jours des centaines de kilomètres et hanter les longs et froids hivers qu’a connus l’Occident.
Ce fut une période bien sombre que celle là et les malheureux sans pain, minés par la maladie, désespérés, devenus impropres par leur faiblesse à tout travail, s'en allaient chercher un refuge dans les églises, où ils s'entassaient, en attendant que Dieu changeât leur triste condition par un miracle.
Mais le miracle ne venait pas et c'était la mort qui fauchait en plein dans ce peuple en proie à toutes les douleurs, à toutes les privations et qui osait à peine se plaindre dans la crainte de s'attirer de mauvais traitements, de la part de ceux qui, en s'érigeant leurs maîtres, ne songeaient pas même qu'ils devaient au moins subvenir à leurs plus pressants besoins. Mais qu'était alors la vie d'un misérable !
A Paris, en 1034, un incendie terrible vint détruire une partie de la ville.

La peste au Moyen-Âge
En 1035, la famine fut accompagnée d'une sorte de peste qui faisait mourir les gens comme des mouches. Hélas ! Pour beaucoup c'était une délivrance. Et comme si ce n'était pas assez de ces calamités, les troubles politiques vinrent encore s'ajouter aux malheurs publics.
L'essor de l'enseignement
Au Moyen Âge, le monopole de l’enseignement est détenu par l’Église. Effectuées dans des abbayes ou des écoles épiscopales, destinées à la formation des clercs, les études sont essentiellement consacrées à la théologie.
Un tournant s’effectue pourtant à partir du XIe siècle. D’une part, l’Occident redécouvre les auteurs de l’Antiquité à travers la traduction et la copie de manuscrits retrouvés dans les grandes villes musulmanes et, d’autre part, certains professeurs, à l’image de Pierre Abélard à la fin du siècle, aspirent à un renouvellement des méthodes d’enseignement.
L’essor des études amène les maîtres et les étudiants, de plus en plus nombreux, à s’unir au sein de corporations, les universités, protégées par le pape et jouissant de nombreux privilèges.

L'école au moyen-âge
On note, en 1021, un afflux d’étudiants à Paris pour suivre les cours du chapitre de Notre-Dame. Le premier maître illustre est l’archidiacre Albert, mort en 1040.
A partir du XIè siècle, l'enseignement de la lecture s'étendit considérablement. Il s'agissait alors de propager et de consolider la foi chrétienne, seul rempart moral d'une époque qui en était largement dépourvue.

Ecolier fouetté
L'imprimerie n'étant pas encore parvenue jusqu'à nous, il fallait des copistes pour reproduire les documents destinés à être lus. Ainsi, ce fut l'écriture qui se développa à son tour.

Moine copiste
Enfin, le commerce bénéficia de ces récentes évolutions, et ce fut le calcul qui se diffusa très rapidement. Les calculs s'effectuaient alors sur les doigts, mais aussi grâce à l'abaque, sorte d'échiquier dont les compartiments représentaient les unités, les dizaines, les centaines... En fait, il s'agissait de la re-découverte d'un instrument déjà connu des romains, et même des Mésopotamiens.
On peut considérer que c'est l'ancêtre de l'ordinateur moderne, proche du boulier encore utilisé de nos jours par les marchands chinois.
Une abaque
Les premières universités ne furent fondées qu'au XIIè siècle.

Robert II à l'office
(miniature du XVè siècle)
A l’époque...
En 1004, le Viking Leif Eriksson explore les côtes du Canada, de la terre de Baffin à Terre-Neuve.
Début, en l'an 1000, de la construction de l'abbaye de Cluny.
Paris s'agrandit
Les premières agglomérations sur la rive droite datent du XIe siècle. Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois et Saint-Gervais.

(en jaune)
Né en Auvergne vers 945, Gerbert fait ses études au monastère de Saint-Géraud d’Aurillac. Il est présenté au pape Jean XIII pour sa science exceptionnelle, puis à l’empereur Otton Ier ; Adalbéron, évêque de Reims, le nomme écolâtre, c’est-à-dire clerc dirigeant l’école épiscopale : Gerbert y enseigne et y fait enseigner toutes les connaissances possibles, profanes et religieuses, antiques et modernes, au point d’acquérir une grande réputation de philosophe, de mathématicien et d’astronome. Ses traités savants sont devenus célèbres ; On lui doit, en outre, l'invention du balancier et l'introduction des chiffres arabes en Europe occidentale.
Il conseille Adalbéron dans l’élection d’Hugues Capet en 987 comme roi de France, au détriment des derniers descendants de Charlemagne. Il succède à son protecteur sur le trône archiépiscopal de Reims, ce qui lui vaut des démêlés infinis avec les évêques fidèles au Saint Empire Romain, et avec la papauté, dont il conteste l’autorité. Il est suspendu et excommunié par le pape.
L’empereur Otton II, dont Gerbert fut le précepteur, le nomme, en 982, abbé de la célèbre abbaye de Bobbio, fondée par saint Colomban. Son grand ami l’empereur Otton III, lui, le fait archevêque de Ravenne, puis le fait élire Pape en 999.

Gerbert, qui prend le nom de Sylvestre II lutte vigoureusement contre la simonie (trafic d’objets sacrés, de biens spirituels ou de charges ecclésiastiques) et cherche à relever de son délabrement le Saint-Siège, jouet des factions aristocratiques de Rome et de la politique européenne. Tout en renforçant l'autorité papale, Sylvestre II déploie une subtile diplomatie qui consiste à unir aussi étroitement que possible la Germanie ottonienne à Rome en rêvant d’un Empire latino-germanique capable de contrebalancer Byzance. Il détache de la Germanie les Églises de Pologne (sous Boleslas) et de Hongrie (sous Étienne) en les dotant d’une hiérarchie épiscopale nationale.
L’opposition romaine l’oblige à quitter Rome en 1001, et la mort d’Otton III, son allié de toujours le 24 janvier 1002, condamne ses rêves de réforme. Sylvestre II mourra peu après son ami, le 12 mai 1003 à Rome...

Robert II à Rome
(miniature du XVè siècle)
Même si les récoltes sont insuffisantes, au début du règne (v. chapitre "Les fléaux ravagent le royaume"), des excédents apparaissent peu à peu. D'une part parce que les techniques agricoles ont évolué, d'autre part parce que le climat se réchauffe progressivement.
Les céréales et le vin sont échangés dans des foires locales, puis acheminés vers des foires plus importantes.
Ainsi, Paris fait venir ses produits alimentaires des régions avoisinantes, sur un périmètre très large. Le bétail vient du Perche, le foin, les pommes et le blé de Normandie, les grains de Picardie, les vins et le grain de Bourgogne.
Les campagnes produisent aussi des surplus artisanaux, essentiellement textiles.
Comme Paris ne dispose à lépoque que de deux ponts (en bois), le transport est essentiellement fluvial.
L'importance de la Seine en tant que voie navigable à un carrefour stratégique se confirme.
Il s'affirmera au fil des siècles.
Paris, devenue capitale politique sous Robert II, devient capitale économique d'un royaume qui ferait parler de lui pendant des siècles: la France.
La Seine

La représentation du temps
Au Moyen Âge, les paysans avaient une conception du temps très différente de la nôtre; ils se le représentaient comme quelque chose qui se répéter sans cesse et qui revenait toujours à son point de départ, à l'instar des aiguilles d'une horloge.

Le temps était pour eux à l'image des saisons qui se succéder. Ainsi le calendrier des paysans épousait étroitement la succession des activités agricoles (labours, semailles, récoltes...). Les mois de l'année sont un motif fréquemment représenté au Moyen Âge, chaque mois est symbolisé par les activités agricoles de la saison.
Quand l'Eglise change d'avis...
...eh bien, cela change tout. Les famines reculèrent , petit à petit endiguées grâce à l'amélioration des techniques agricoles, notamment la traction animale, décisive dans la mise en valeur des sols lourds au moyen de labours profonds. La population, qui décroissait malgré le nombre élevé de naissances, finit par augmenter de 0,4% par an en France, entre le Xè et le XIIIè siècle.
Il n'en fallut pas plus pour que la France devienne très rapidement "la Chine de l'Europe", de loin le pays le plus peuplé (14 millions d'habitants, quand l'Angleterre, pourtant relativement épargnée par les épidémies sur son île, n'en comprenait que 4 !).
Dès lors, l'Eglise comprit que le travail des laïcs ne devait plus être considéré comme un châtiment de Dieu, mais comme une nécessité vitale pour la société.
Dans les villes, l'esprit de profit pousse les commerçants à rechercher de nouvelles associations pour mobiliser des capitaux et faciliter les échanges sur de longues distances.
Un monde nouveau vient de naître en Occident.

Soldats francs et paysans armés
Armes et armures au Moyen Age
Les armes offensives utilisées durant le Moyen Age jusqu'à l'invention de la poudre sont plus ou moins dérivées d'armes inventées durant l'Antiquité. On peut quand même mentionner deux exceptions: la hallebarde et l'arbalète.
Ceci peut être attribué au fait que la fabrication de telles armes était relativement simple et peu coûteuse. A l'opposé, la création d'armes défensives de qualité était beaucoup plus coûteuse et demandait une technologie pointue dans le travail du fer. Les meilleurs armures étaient donc réservées à une élite.
L'Arc
L'arc étant certainement l'arme la plus facile à fabriquer, exigeait un long entrainement. C'est pourquoi les archers faisaient partie de corps spéciaux au sein des armées.
L'archer était légèrement vêtu pour pouvoir se déplacer rapidement à pied. Outre son arc, il possédait un carquois pour loger ses flèches et une arme auxiliaire (épée, couteau) utilisée pour le corps à corps.
Lors d'une bataille rangée, les archers envoyaient leurs flèches en l'air ce qui leur donnait une trajectoire parabolique avant de retomber verticalement sur les troupes ennemies.
Les seigneurs français du Moyen Age n'étaient pas favorables à l'établissement de compagnies d'archers alors que celles-ci se développèrent en Angleterre et ailleurs. Les Anglais utilisaient le grand arc (jusqu'à deux mètres de long) qui nécessitait plusieurs années d'entraînement et de pratique. Cette tactique fut payante et, pendant la Guerre de Cent ans, les archers anglais décimèrent la cavalerie française lors de plusieurs batailles.
Le bouclier
Il existe aussi le goupillon qui est un fléau muni de plusieurs masses de fer.

Le devoir de protection du chevalier

Architectes médiévaux
Les chevaliers et la noblesse
Jusqu’au Xe siècle, les chevaliers n'étaient que de simples soldats de cavalerie, nommés " miles " ; et la société les distinguait nettement des nobles.
A partir du XIe siècle, l'Eglise, qui exalte la condition chevaleresque, incite les nobles d'un niveau social de plus en plus élevé à entrer dans la chevalerie : les chevaliers sont alors, soit des non-nobles nourris au château de leur seigneur, soit des cadets de noble lignée, possesseurs de quelques fiefs.
L’épée : arme par excellence du chevalier
L’épée est l'arme par excellence du chevalier et de l'homme d'arme du Moyen Age. Son origine remonte à la plus haute antiquité et même sans doute à l'âge du bronze. Les Grecs et les Romains utilisaient des épées plutôt courtes (60 centimètres environ) d'abord en bronze puis en fer. Toutefois, leur qualité n'était pas excellente.
L'usage de l'épée longue (environ 90 centimètres), semble débuter à l'époque Franque et plus spécialement Carolingienne. A partir de cette période, l'épée devint l'arme la plus noble ; son pommeau creux renfermait même parfois des reliques. L'épée était donc très importante pour le chevalier qui la possédait, elle portait souvent un nom (la plus célèbre est Durandal, l'épée de Roland). Parfois même il lui parlait comme à un compagnon, et préférait la briser quand la fin était proche, plutôt que de voir un ennemi s'en emparer.
Pendant le Moyen Age, les mots " branc " et " épée " sont employés pour désigner cette arme. On nommait la lame alemelle ou lumelle ; la poignée le helz, l'endeure, l'enheudeureheut ; le pommeau était nommé le pont ou le plommel ; la garde se disait l'arestuel ou les quillons ; et le fourreau s'appelait le fourrel ou le fuere. Quand on frappait par le tranchant, on parlait d'un coup de " taille ", tandis que si c'était une tentative qui visait à planter l'épée dans son adversaire, il s'agissait d'un coup " d'estoc ". Ce genre de coup était interdit en joute (le but des joutes n’était pas de s'entretuer, mais de montrer le potentiel au combat des chevaliers).
Jusqu'au XIIe siècle, l'épée utilisée pour la taille, qui possédait deux tranchants, se terminait par un bout plutôt arrondi. A la fin du XIIe siècle, la poignée devient assez longue pour permettre de se servir de l'arme à deux mains. Ensuite, la forme de l'épée ne se modifie guère jusque vers le milieu du XIIIe siècle. A cette époque, on distingue deux types d'épées : les épées à lames légères, utilisées de taille et d'autres à lames lourdes, plus courtes et destinées à des coups d'estoc. Les chevaliers en possédaient souvent une de chaque, la première utilisée à cheval et la seconde pour le combat à pied.
Bon à savoir...
Les fêtes sont nombreuses au Moyen-Âge.
Un jour sur trois est chômé !
Elles ont évolué au cours de cette longue période que l’on appelle « Moyen-Âge », mais dans l’ensemble, on peut affirmer que la plupart d’entre elles ont perduré sans grande évolution, certaines jusqu’à nos jours. Pour mieux les aborder, il convient de les classer par origine.
Les fêtes païennes, ou profanes, sont, le plus généralement, un héritage des Romains.
En effet, la domination romaine a profondément changé les mœurs, religions et pratiques des peuples gaulois. Ces pratiques étaient tant ancrées, qu’elles ont perduré jusqu’à cette époque, bien qu’elles aient été le plus souvent interdites par la Papauté ou les Rois de France. On pourrait ajouter aussi toutes les fêtes qui provenaient de l’héritage grec, ou hébreu.
Ainsi, certaines fêtes, au Moyen-Âge, sont des plus curieuses et des plus osées : en témoignent les fêtes des fous et la fête de l’âne.
La première consistait en un temps de liberté totale où les domestiques devenaient maîtres, et inversement ; pour une journée, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était tournée en dérision.
Autre fête du Moyen-Âge, célébrée lors de la messe, la veille de Noël : la fête de l’âne. Soir pendant lequel une femme entrait à dos d’âne à l’intérieur de l’église, un enfant dans ses bras, et qui voyaient les fidèles terminer toutes les prières par « hi-han ». L’église s’est évidemment rapidement chargée de mettre fin à cette célébration. Aussi, le carnaval, fête profane, est la fête de l’inversion : les hommes se déguisent en femmes, les pauvres en riches… tous les excès sont permis pendant cette fête au Moyen-Âge.
D’autre part, il y eut des fêtes d’un tout autre genre : les fêtes liées à la féodalité, qui ont évolué durant toute la période, et qui n’ont pas subsisté. Par exemple le tournoi.
D’abord un duel destiné à révéler le chevalier le plus valeureux, il prit par la suite un caractère de magnificence et de galanterie. Il s’est transformé en fête solennelle soumise à des règlements particuliers, accompagnée de cérémonies publiques. On peut citer aussi la fête organisée lors de l’adoubement des jeunes chevaliers.
Enfin, l’essentiel des fêtes au Moyen-Âge fut institué par le christianisme. Elles étaient de loin les plus populaires, et surtout les plus courantes, car pour certaines indispensables. Ainsi, la commémoration des saints du calendrier était un repère précieux pour la population ; par exemple, les paysans savaient qu’ils devaient payer leurs redevances aux seigneurs le jour de la Saint Michel (29/09). Il y eut bien d’autres fêtes, liées au christianisme, et que nous connaisssons encore de nos jour: par exemple le Carême, la Pâque, Noël...
Comme quoi on savait aussi, à cette époque reculée, conjuguer la fête, le repos et la spiritualité. Qu'en pensez-vous ?
Fête du Carême



