Anecdotes
Anecdotes 5è arrondissement

05/0071 La vengeance du teinturier

La rue des Irlandais s'appelait rue du Cheval Vert jusqu'en 1807. Et ceci pour une raison étonnante. Il était une fois un maître-teinturier, qui, vers 1600, voulut se venger d'un cocher malhonnête. Et quelle plus belle vengeance pour un teinturier que de teindre l'outil de travail de son ennemi? C'est ce que fit notre homme. S'introduisant nuitamment dans l'écurie du cocher, il teignit le cheval blanc en...vert pomme pas mûre ! Mais l'histoire ne s'arrêta pas là. Le lendemain, au moment d'atteler sa bête, le cocher fut effrayé par cette teinte diabolique. Il s'enfuit en hurlant, croyant à une intervention satanique. Le cheval, effrayé à son tour par ses cris, rompit ses liens et s'enfuit. Comme il connaissait le chemin par coeur, il se dirigea tout naturellement vers l'auberge du Port-Salut, où son maître avait ses habitudes. Il y but les copieuses écuelles de vin sucré, destinées à son maître. En titubant, l'animal se livra alors à diverses facéties dans le quartier. De courageux moines attrapèrent le cheval et l'aspergèrent d'eau bénite. Mais le teinturier n'en avait pas fini de sa vengeance. Le lendemain, le cheval était habillé en coccinelle. Rouge à pois noirs. On finit par libérer le cheval, qui s'évada dans les rues de Paris dans ce curieux accoutrement. On ne le vit plus dans la capitale. Mais depuis quatre siècles, sur la montagne Ste Geneviève, on dit que, les soirs de brume, on aprçoit la silhouette d'un cheval errant dans les rues. Un cheval d'une drôle de couleur...

05/0072 Une première dans le métro

La station de métro Censier-Daubenton est une curiosité. Non seulement Louis Jean-Marie Daubenton fut le défenseur du Cabinet des Curiosités du roi Louis XVI, mais elle est la première au monde... à être éclairée par des diodes ! Inaugurée en 1930, elle s'appelait initialement Censier-Daubenton/Halle aux cuirs. En raison des nombreux tanneurs qui étaient installés rue de Bièvre, toute proche, et tout au long de son cours. Pour la petite histoire, c'était un scientifique qui dirigea le premier, le tout nouveau Muséum National d'Histoire Naturelle. Il mourut ...le 31 décembre 1799, sans avoir connu l'année 1800!

05/0073 Essai gratuit

Lorsque vous achetez un véhicule, on vous propose l'essai gratuit. Eh bien, le marketing moderne n'avait rien inventé. Pour preuve, la rue de l'Essai. Dans le quartier, il y eut pendant des siècles un florissant marché aux chevaux. Les maquignons qu'y s'y pressaient pour conclure les affaires venaient y essayer les chevaux avant de les acheter. CQFD.

05/0074 Le soleil de Salvador

Au 27 rue St Jacques, regardez bien la façade. Vous y verrez un cadran solaire. Oui...mais pas n'importe quel cadran solaire ! Il s'agit d'une sculpture de Dali, réalisée pour des amis Qui tenaient boutique à cet endroit. L'oeuvre représente un visage de femme. Sa coiffure rappelle une coquille St jacques. Et le tout fut inauguré par la fanfare des Beaux-Arts. Du Dali, quoi...

05/0075 Au pied de la lettre


En 1967, l'architecte Paul Chemetov obtint l'autorisation des services de l'Urbanisme de la mairie de surélever un superbe immeuble Haussmanien, 12 rue de l'Epée de Bois. Jusque'là, rien d'extraordinaire. Le cahier des charges était d'ailleurs très clair, du moins le pensait-on. Il s'agissait simplement de respevter les conditions suivantes;: " une façade en pierre, des fenêtres en hauteur, et un toit à la Mansart." Mais voilà, rendez-vous sur place et le choc sera terrible: un HLM des années 60, cubique, sans âme, avec des meurtrières en guise de fenêtres, au-dessus d'un immeuble haussmanien. Mais comme notre architecte avait respecté à la lettre le cahier des charges, la mairie ne put rien faire, et cette horreur sans nom perdure et défigure la rue. Il vaut parfois mieux en rire pour ne pas avoir à en pleurer.

05/0076 La table de Plaisanterie


Lorsque vous entrez dans le jardin des Plantes, par le 18 rue Buffon, prenez l'allée à droite, et continuez jusqu'au bout. Vous y trouverez une drôle de table. Circulaire et incroyablement lourde, en forme de meule, elle fut trouvée en forêt de Chantilly. cela se passait en 1885, et c'est Plaisanterie, une jument, qui la découvrit. Elle s'arrêta brusquement, en fixant le sol, et grattant le sol avec ses sabots. On fouilla donc le sol, et, à deux mètres de profondeur, on dérerra la table. Mais voilà... A quoi pouvait-elle bien servir? Etait-ce une table qui servait au partage du gibier lors des chasses à courre? Provient-elle du château de Beaularris, rasé pendant la guerre de Cent Ans? On ne sait pas. Mais ce qui surprend, en-dehors de son origine, c'est sa sonorité. Frappez la du doigt, et écoutez...

05/0077 La légende de la rue du Chat qui pêche


Au 15ème siècle, un chanoine nommé Dom Perlet, se livrait à l’alchimie, en compagnie d’un chat noir très adroit, qui arrivait à extraire d’un coup de patte les poissons de la Seine.

Persuadés qu’il s’agissait d’une affaire diabolique, trois étudiants tuèrent le chat et le jetèrent dans la Seine.
Ils croyaient que le chat et l’alchimiste ne faisaient qu’un et que c’était le diable réincarné. Le chat mort, le chanoine-alchimiste disparut…pour réapparaître un peu plus tard. Il était parti en voyage.

Quant au chat, il pêchait de nouveau paisiblement au bord de l’eau…