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Anecdotes 17è arrondissement



17/0008 Un monument au ballon


Sur la place située devant la place des Ternes, on découvre le Monument des aéronautes du siège de 1870-1871. L'auteur de cette oeuvre originale est loin d'être un inconnu, puisqu'il s'agit de Bartholdi. Parmi ses chefs d'oeuvre, citons le Lion de Belfort, que l'on peut voir place Denfert-Rochereau, et la statue de la Liberté éclairant le monde, offerte par la France à New York. On trouve à Paris, au bord de la Seine, une reproduction  réduite de Miss Liberty.
Mais pourquoi cette statue d'aérostiers ? Il s'agissait de commémorer les aéronautes, qui, s'envolant sur leurs ballons, étaient les seuls à avoir pu franchir le blocus imposé à Paris en 1870 par les troupes Prussiennes de Bismarck. Au total, 64 ballons-poste et deux ballons privés s'envolèrent, emportant 400 pigeons messagers, qui revinrent avec les réponses, et 11 tonnes de courrier. Pas moins de deux millions cinq cent mille messages écrits sur du papier pelure quittèrent ainsi Paris grâce aux ballons. Deux aérostiers périrent en mer, et six équipages tombèrent aux mains de l'ennemi. On leur devait bien un monument, non ?

17/0009 Le génie du mal

Le 18 mars 1946 s'ouvre le procès du plus grand criminel des années 40. Landru et ses onze victimes est largement battu.
Marcel Petiot, docteur en médecine, est accusé de vingt-sept crimes. Il en revendique soixante-trois!
Dans son enfance, Marcel Petiot a été successivement tortionnaire d'animaux, voleur, pornographe, le tout avant d'avoir atteint l'âge de la puberté. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il avait des antécédents.
Extrêmement intelligent (il pouvait lire un roman de trois cents pages en une heure), il aurait pu prétendre à une autre destinée.
Après la guerre de 14-18, durant laquelle il s'est courageusement battu, il revient dans son Yonne natale pour exercer son métier de médecin. Il se fait remarquer en ne faisant pas payer ses patients les plus pauvres.
En 1926, il commet son premier crime, envers sa domestique, qui était devenue sa maîtresse. En 1927, maire de Villeneuve sur Yonne, il doit s'exiler à Paris pour se faire oublier, car il avait détourné l'électricité communale à son profit.
Il s'installe rue Caumartin et est apprécié de ses patients. Puis de petits délits le font condamner pour folie. La suite prouvera qu'il n'était pas fou, mais pervers.
Nous nous retrouvons en mars 1944. Les pompiers sont à l'oeuvre devant son hôtel particulier du 21 rue Le Sueur.
Le spectacle qu'ils découvrent est digne des pires films d'épouvante. Des corps en décomposition, des corps dépecés en train de se consumer dans un calorifère... Leur nausée passée, ils alertent les forces de police.
Sans se démonter, Petiot leur déclare que les cadavres sont ceux d'allemands. Les pompiers repartent en murmurant (nous sommes encore sous l'occupation allemande, Paris ne sera libéré qu'en août 1944) "Vive de Gaulle !".
Petiot les a bernés. Petiot a acheté l'hôtel particulier en 1941. Il parvient à se faire passer pour le chef d'un réseau de passeurs clandestins. Il fait passer les juifs en Amérique du Sud, contre de fortes sommes.
Mais les plus curieux sont éliminés. La Gestapo croit que le docteur Eugène (nom d'emprunt de Petiot), est un véritable passeur.
Arrêté par la Gestapo le 24 mai 1943, il est torturé, mais n'avouera rien. Il promettra le 13 janvier 1944 de travailler pour la Gestapo, et sera libéré.
Vaine promesse. Petiot ne travaille que pour lui. Mais pour l'heure, il doit faire disparaître les restes des corps non carbonisés.
Il sera appréhendé par les FFI (Forces Françaises de l'Intérieur), le 31 octobre 1944, à la station de métro St Mandé.
Devant le juge, il avoue tout. Il revendiquera soixante trois crimes ! On découvrira que la majorité des victimes était juive, mais que le mobile des crimes était l'argent, pas la religion.
Lors de son procès, son image de brave homme résistant sera mise à mal, et sa culpabilité avérée.
L'une des dernières paroles qu'il prononcera le matin de son exécution, le 25 mai 1944, à l'encontre de ses gardiens sera: "Tu m'emmerdes !".
A 5h05, le docteur Satan a cessé de vivre.

17/0010 Un mort près de l'autoroute

Coincée entre les gratte-ciel et l'autoroute, une humble chapelle cruciforme semble bien insolite...C'est en fait le mausolée du duc Ferdinand-Philippe, fils aîné de Louis-Philippe, mort à 32 ans dans l'arrière-boutique d'un épicier où il avait été transporté inanimé, à la suite d'un accident de cabriolet. Ce monument fut construit à l'emplacement même du drame, et fut consacré en 1843. Mais il dut laisser la place au Palais des Congrès. Ainsi, il fut reconstruit pierre à pierre, comme Abou-Simbel, à l'emplacement actuel.

17/0011 Aux Polonais de Paris

Victimes de pogroms sous la domination tsariste, les Polonais fuirent leur patrie pour s'établir en France. Ce pays ami qui, grâce à Napoléon 1er, avait recouvré sa souveraineté, sut les accueillir en son sein. Si certains Polonais s'installèrent dans l'Île St Louis, la majorité lui préféra le quartier des Batignolles, alors un village situé à l'extérieur de la capitale. Offerte aux Polonais en 1844, l'église de l'Assomption constitue toujours, avec l'Ecole Polonaise, le carrefour de l'immigration polonaise dans Paris.

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