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Chez Maxim's, joyau de la Belle Epoque

Écrit le mardi 9 janvier 2018 09:06

mardi, 09 janvier 2018 09:06

Chez Maxim's, joyau de la Belle Epoque

Chez Maxim's, joyau de la Belle Epoque

(3, rue Royale 75008)


 

C'est en 1893 que Maxime Gaillard reprend le bail tenu par les Imoda, un couple de glaciers installés dans cet immeuble depuis 1859. Il en fait un bouchon auquel il donne son nom, accolé à celui de son associé, sous une forme anglicisée: Maxim's et George's. La visite, inattendue en ce lieu, d'Antoine de Contadès,, accompagné de sa maîtresse, Irma de Montigny, met à la mode ce lieu bientôt fréquenté par les femmes en vogue: Liane de Pougy, la Belle Otéro, accompagnées d'aristocrates...

Après la mort de Gaillard, en 1895, Eugène Cornuché, qui avait commencé en cuisine, devient maître d'hôtel, puis patron, grâce à l'appui financier d'un de ses célèbres clients, Max Labaudy. Sous la direction de l'architecte-décorateur Louis Marnez, le restaurant arbore en 1899 son nouveau décor de style Art Nouveau, avec des peintures murales de Mortens et Léon Sonnier. Grâce à son sens des affaires et de la publicité, Cornuché fait à Maxim's une réputation tapageuse. Le soir, au son d'un orchestre tzigane, tous les convives sont en habit, la clientèle princière et les femmes parées de bijoux somptueux; parmi eux, des écrivains, des peintres, des actrices...
lors de la fête qui suit la générale de Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand y est accueilli par un torrent d'applaudissements. Pendant la Première Guerre Mondiale, le restaurant devient lieu de rencontre des pilotes de chasse. En mai 1927, Lindbergh y sera fêté après sa traversée de l'Atlantique et, en 1961, ce sera le tour du cosmonaute Youri Gagarine.

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