Actualités
Actualités

Une nouvelle balade est organisée !

Bonjour,

ça y est, la saison est lancée. Pour cette deuxième grande balade guidée de l'année, je vous propose

mercredi, 08 mars 2017 18:09

Ça s'est passé à Paris un 8 mars

Le 8 mars 1869

Fin de la symphonie fantastique

mardi, 07 mars 2017 17:08

Ça s'est passé à Paris un 7 mars

Le 7 mars 1792

Quand un chirurgien met au point "le rasoir national"

mardi, 07 mars 2017 01:59

Une nouvelle balade est organisée !

Bonjour,

c'est bientôt le printemps, et c'est aussi le moment de reprendre (enfin!) les balades. Ces quelques semaines de pause ont été l'occasion de faire le plein d'énergie, après une année 2016 très chargée.

Pour cette première grande balade guidée de l'année, je vous propose



de faire avec moi la 2ème partie du Grand tour de Notre-Dame. Nous parcourrons l'île de la Cité, l'île St Louis, le Quartier latin côté 5ème arrondissement et les quais.

Ce coeur historique de Paris recèle des trésors et des histoires toutes plus incroyables les unes que les autres.
Il ne tient qu'à vous de vous plonger dans dix siècles d'histoire(s).

Cette balade se déroulera le mercredi 8 mars 2017 à 14h30 et durera environ 3 heures.

Comme d'habitude, les coordonnées du rendez-vous seront envoyées aux 16 premiers inscrits, au plus tard la veille la date de la balade.

Si, pour une raison ou pour une autre, vous n'étiez plus en mesure de participer à la balade, merci de penser à vous désinscrire suffisamment tôt. 
Ainsi, vous permettrez à ceux qui sont en liste d'attente de prendre votre place.

A vos claviers !

Philippe

dimanche, 05 mars 2017 15:55

Ça s'est passé à Paris un 6 mars

Le 6 mars 1619

Naissance de l'écrivain au grand nez (selon Edmond Rostand).



Savinien de Cyrano, dit de Bergerac, est né à Paris, rue des Deux-Portes (actuelle rue Dussoubs dans le 2e arrondissement), baptisé le 6 mars 1619 en l'église Saint-Sauveur et mort à Sannois le 28 juillet 1655.

Auteur d'une œuvre audacieuse et novatrice, qui l'inscrit dans le courant libertin de la première moitié du xviie siècle, il est surtout connu aujourd'hui du grand public pour avoir inspiré à Edmond Rostand sa « comédie héroïque » de Cyrano de Bergerac, qui, tout en reprenant des éléments de la biographie du poète, s’en écarte par de nombreux aspects.

Par-delà la renommée de la pièce de Rostand, on assiste depuis la fin des années 1970 à un renouveau des études autour de Cyrano et de son œuvre, auxquels ont été consacrés, en France et à l'étranger, une foison de thèses, articles, biographies et essais.

Ses deux romans ont été inscrits en 2005 au programme du concours de l'agrégation de lettres modernes.

En 1639, s'il faut en croire Le Bret, qui est l’unique témoin de ces événements, Cyrano s'engage dans une compagnie du Régiment des Gardes françaises.
De retour à la vie civile, Savinien reprend des études au collège de Lisieux, et ce dès le mois d'octobre 1640, sans doute. En effet, un document daté du 18 juin 1641, découvert aux Archives nationales par Madeleine Alcover, et reproduit dans son édition des États et Empires de la Lune et du Soleil, p. 465-466, le présente comme « écolier étudiant en rhétorique au collège de Lisieux ».

Après la fin de sa carrière militaire, il s'engage dans la carrière littéraire. Son Pédant joué est peut-être représenté en 1646, sa Mort d'Agrippine avec certitude en 1653 — elle fait d'ailleurs scandale. Tallemant des Réaux écrit dans ses Historiettes : « Un fou nommé Cyrano fit une pièce de théâtre intitulée: la mort d'Agrippine, où Séjanus disoit des choses horribles contre les dieux. La pièce estoit un vrai galimathias. Sercy qui l'imprima dit à Boisrobert qu'il avoit vendu l'impression, en moins de rien. Je m'en estonne, dit Boisrobert. - Ah! Monsieur, reprit le libraire, il y a de belles impietez ».

Avant même leur parution, ses œuvres circulent sous une forme manuscrite. Nicéron prétend, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres, qu'il a rencontré Molière. Même si ce n'est pas le cas, ce dernier lui a emprunté de nombreux passages, en particulier une scène de son Pédant Joué. Les œuvres les plus éminentes de Cyrano sont son duo de proto-romans de science-fiction, L’Autre Monde : l’Histoire comique des Estats et empires de la Lune (1657) et L’Histoire comique des Estats et empires du Soleil, inachevée à sa mort, qui décrivent des voyages fictifs vers la Lune et le Soleil. Inventives, souvent ingénieuses, et parfois enracinées dans la science, les méthodes de voyage spatial que décrit Cyrano reflètent la philosophie matérialiste dont il était adepte. L’objectif principal de ces romans de science-fiction était de critiquer de façon subtile la physique traditionnelle d'inspiration aristotélicienne, notamment le géocentrisme, et le point de vue anthropocentrique de la place de l’homme dans la création, ainsi que les injustices sociales du XVIIe siècle. Comme en témoignent les divers manuscrits existants, la version de L’Autre Monde parue après la mort de Cyrano a été mutilée pour satisfaire la censure.

Cyrano, décrit par maints auteurs comme homosexuel, devient probablement, vers 1640, l’amant de l’écrivain et musicien D’Assoucy, avant de rompre brutalement en 1650. Lorsque leur relation se transforme en amère rivalité, Cyrano adresse des menaces de mort à D’Assoucy, qui l’obligent à quitter Paris. La querelle prend alors la forme d’une série de textes satiriques : Cyrano écrit Contre Soucidas (anagramme du nom de son ennemi) et Contre un ingrat, tandis que D’Assoucy contre-attaque avec la Bataille de Cyrano de Bergerac avec le singe de Brioché sur le Pont-Neuf.

En 1653, à bout de ressources, il accepte la protection du duc d'Arpajon, qui l'aide à publier l'année suivante chez Charles de Sercy ses Œuvres diverses et La Mort d'Agrippine.

Cyrano est blessé, en 1654, par la chute d’une poutre en bois alors qu’il entrait dans la maison de son protecteur, le duc d’Arpajon. On ignore s’il s’agit d’une tentative délibérée contre sa vie ou simplement d’un accident, de même qu’il est impossible de déterminer si sa mort est ou non la conséquence de cette blessure, ou d’une raison non précisée. Abandonné par le duc d'Arpajon, il trouve refuge chez Tanneguy Renault des Boisclairs. Le 23 juillet 1655, il se fait transporter à Sannois, dans la maison de son cousin Pierre de Cyrano, trésorier général des offrandes du Roi, où il meurt chrétiennement, selon le certificat de décès délivré par le curé de la paroisse, le 28 juillet, à l'âge de 36 ans. Il est inhumé dans l’église de Sannois.


Cyrano de Bergerac est l'une des pièces les plus populaires du théâtre français, et la plus célèbre de son auteur, Edmond Rostand. Librement inspirée de la vie et de l'œuvre de l'écrivain libertin Savinien de Cyrano de Bergerac (1619-1655), elle est représentée pour la première fois le 28 décembre 18971, au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, à Paris.

La pièce est difficile à jouer : elle fait intervenir un grand nombre de personnages, elle est longue, le rôle titre est particulièrement imposant (plus de 1600 vers), les décors sont très différents d'un acte à l'autre et elle comporte une scène de bataille. Le succès en était si peu assuré qu'Edmond Rostand lui-même, redoutant un échec, se confondit en excuses auprès de l'acteur Coquelin, le jour de la générale, pour l'avoir « entraîné dans une pareille aventure ». La suite des évènements démentit les craintes de l'auteur : ce fut un triomphe ; non seulement la représentation fut saluée par vingt minutes ininterrompues d'applaudissements, mais le ministre des Finances Georges Cochery vint dans la loge épingler sa propre Légion d'honneur sur la poitrine de l'auteur en expliquant : « Je me permets de prendre un peu d'avance. » Rostand reçut en effet officiellement la décoration quelques jours plus tard, le 1er janvier 1898.

Le succès de la pièce ne s'est jamais démenti, en France (où elle est la pièce la plus jouée) comme à l'étranger. Le personnage de Cyrano est devenu, dans la littérature française, un archétype humain au même titre qu’Hamlet ou Don Quichotte (auquel il tire son chapeau dans la pièce). Deux statues du personnage ont été érigées sur des places de Bergerac, en Dordogne, quoiqu'il n'existe aucun lien entre cette ville et le véritable Cyrano.

dimanche, 05 mars 2017 09:44