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La vérité sur la Bastille, mythe fondateur de la Révolution

La vérité sur la Bastille, mythe fondateur de la Révolution


La Révolution française, pour justifier ses crimes et ses exactions, utilisa tous les moyens pour discréditer "l'Ancien Régime". C'est ainsi que la Bastille fut érigée en symbole "de la tyrannie". Passons sur l'événement en lui-même, qui sera l'objet d'un prochain article. Pour en rester aux prisonniers détenus dans cette forteresse, il n'y eut que peu d'opposants politiques depuis le 16è siècle. Encore étaient-ils pour la plupart, conspirateurs envers le pouvoir royal, traîtres à leur patrie, ou avaient commis des crimes ou des délits punissables d'emprisonnement.

Notons aussi que la quasi-totalité des prisonniers étaient issus de la noblesse, du clergé ou de la bourgeoisie. Très peu de gens du peuple y furent enfermés.

Quant à leurs conditions de détention, hormis dans les cachots réservés aux crimes les plus infâmes, elles furent très loin d'être aussi terribles que l'avaient déclaré les révolutionnaires. Pour exemple, voici le régime auquel était soumis les détenus dans leurs cellules:

" Sous Louis XV, ces cachots ne furent plus qu'un lieu de détention pour les prisonniers coupables de rebellion furieuse à leurs devoirs; sous Louis XVI,Necker interdit leur emploi pour qui que ce soit et dans n'importe quelles circonstances.

Le gouverneur touchait du roi, avons-nous dit, pour la nourriture et l'entretien de ses prisonniers (habillement, blanchissage, chauffage et éclairage), de 2 à 50 livres par jour, selon la condition de ceux-ci.

Les repas, qui étaient servis individuellement à 7 heures du matin (déjeuner), à 11 heures (dîner) et à 6 heures du soir (souper), furent-ils toujours copieux, voire somptueux. Citons Marmontel, enfermé en 1759: voilà mes deux geôliers qui rentrent avec des pyramides de plats dans les mains, beau linge, belle faïence, cuillère et fourchette d'argent. Ce dîner étalt gras; en voici le détail: un excel1ent potage, une tranche de boeuf succulent, une cuisse de chapon bouilli ruisselant de graisse et fondant, un petit plat d'artichauts frits en marinade, un d'epinards, une très belle poire de crésane, du raisin fra1s, une bouteille de vin vieux de Bourgogne et du meilleur café de moka."

Sous Louis XIV, quelques prisonniers demandèrent au gouverneur d'avoir un régime alimentaire plus modeste et de recevoir en argent ce qu'ils ne mangeraient pas. Ils proposèrent même au gouverneur de partager avec le montant de l'économie qui serait ainsi faite.

Latude, qui avait été jusqu'alors un pauvre hère, ne s'est-il pas plaint de ce que les poulets qu'on lui servait étaient insuffisamment lardés ?

Tavernier, autre pauvre hère, un des sept prisonniers qui furent libérés le 14 juillet 1789 (il était enfermé depuis 1757) reçut, en supplément de Ses repas ordinaires, en mai 1787: une livre et demie de tabae, 4 bouteilles d'eau-de-vie, 62 de vin, 31 de bière, 30 livres de pain, 3 livres de chandelles, des pigeons, 2 livres de café, 3 de sucre. En novembre 1788: du tabac, 4 bouteilles d'eau-de-vie, 60 de vin, 30 de bière, 2 livres de café, 3 de sucre, une dinde, des huîtres, des châtaignes, des pommes et des poires. En mars 1789 : du tabac, 4 bouteilles d'eau-de-vie, 45 de vin, 60 de bière, café, sucre, poulet, fromage...

(D'après Jacques Hillairet, "Gibets, piloris et cachots du vieux Paris")

samedi, 20 janvier 2018 09:24

L'espion à la solde de Louis XIV

L'espion à la solde de Louis XIV

(Hôtel de Villeroi ou de la Ferme-des-postes, 34, rue des Bourdonnais 75001)


En ouvrant les lettres-c'est ce que révèlera le duc de saint-Simon- Léon Pajot, contrôleur général des Postes, permettait à Louis XIV d'être informé.de tout ce qui se passait dans Ie royaume. C'était là un habile moyen de faire fortune !

Ainsi, de 1699 à 1708, put-il rebâtir pour y habiter l'hôtel qu'il avait acheté en janvier 1671 à Nicolas de Villeroi, maréchal de France et ancien gouverneur du jeune Louis XIV. Pajot possédait aussi l'hôtel voisin (qui n'existe plus aujourd'hui) au numéro 30 actuel. Il y installe de 1682 à 1700 le bureau général des Postes, dos à dos avec l'hôtel du 3. rue des Déchargeurs (toujours en place), qui abritait le bureau de la petite Poste, pour le courrier interne de la capitale.

Au XIXe siècle encore, toutes les petites rues avoisinantes étaient occupées par les courriers et les messageries. L'ancien hôtel de Villeroi longe l'étroite rue des Bourdonnais de sa facade sobre, ornée d'un long balcon au motif uniforme et d'un magnifique mascaron sous la voûte de la porte cochère, La première cour, avec les batiments d'habitation, renferme un large escalier, avec une rampe de fer dont Ie motif décoratif reprend celui des appuis de fenêtres.

La deuxième cour, où se trouvalent les remises et les écurles et qui fut surélevée par la suite, possède encore sa mansarde à poulie. L'hôtel demeura jusqu'en 1767 dans la famille Pajot qui, pendant quatre générations successives, resta à la tête des postes et relais du royaume.

vendredi, 19 janvier 2018 04:58

Rendez-vous amoureux à la chapelle St Aignan

Rendez-vous amoureux à la chapelle St Aignan

(19, rue des Ursins 75004)

 

Unique vestige des vingt-trois chapelles et petites églises qui s'entassaient autour de Notre-Dame et de la Sainte-Chapelle, la chapelle Saint·Aignan fut fondée vers 1116 par Etienne de Garlande, doyen de St Aignan d'Orléans, puissant personnage qui fut archidiacre de Notre-Dame et chancelier du roi Louis VI le Gros.

Logée à proximité de la chapelle chez son oncle, 1e chanoine Fulbert, dans Ie cloître Notre-Dame, Heloïse vint prier dans ce sanctuaire et Y donna sûrement rendez-vous à son amant, Abélard.

Saint Bernard, qui fréquenta aussi cet endroit quelques années plus tard. se lamentait sur les moeurs dissolues des étudiants de l'époque, "qui préféralent ouir le cliquetis des ceintures dorées et des boucles des ribaudes au corps gent plutôt que les psalmodies des moines."

La chapelle saint-Aignan constitue un rare témoignage de l'architecture romane parisienne.

jeudi, 18 janvier 2018 08:31

Petite histoire de l'Abbaye du Val-de-Grâce

Petite histoire de l'Abbaye du Val-de-Grâce

(Actuel hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce, 277 bis. rue. Saint-Jacques, 75005)

 

Très dévote, la jeune reine Anne d'Autriche s'est,dès son arrlvée a Paris en 1616. liée d'amitié avec Marguerite d'Arbouze, prieure de Notre-Dame-de-la-Ville-l'Evêque, au faubourg saint-Honoré. Elle la fait nommer en 1618 abbesse du couvent des Bénédictines du Val-de-Grâce-de Notre-Dame-de-la-Crèche, sltué dans la vallée de Bièvres, et obtient en 1621 Ie transfert du couvent à Paris, dans ce faubourg Saint-Jacques déjà peuplé de communautés religieuses où elle a acquis de ses propres deniers l'ancien hôtel du Petit Bourbon, où logent d'abord ses amies.

C'est encore la reine qui finance en grande partie, a partir de 1624. la construction d'un cloître où elle a ses appartements. Délaissée par le roi pendant trois longues années au lendemain même de sa nuit de noces, victime d'une fausse couche en 1622, la reine vient en effet deux fois par semaine y faire ses dévotions parmi les religieuses et s'y retire quelques jours pour les grandes fêtes. Le 5 septembre 1638, après plus de vingt ans de stérilité, naît Dieudonné (c'est à dire: donné par Dieu), futur Louis XIV.

Deux ans plus tard, la reine donne le jour à un second fils, Philippe. La dvnastie est assurée. Louis XIII meurt en 1642, Richelieu en 1643. A peine devenue régente, la reine mère entreprend d'accomplir le voeu depuis longtemps formulé de faire bâtir " à Dieu un temple magnifique s'il lui envoyalt un dauphin ".
Le 1er avril 1645, Ie petit Louis pose la première pierre d'une nouvelle église avec, inscrit en langue latine: " Pour la grâce d'un roi longtemps desiré ", et le 27 avril 1655, son jeune frère Philippe pose celle des nouveaux bâtiments conventuels.

mercredi, 17 janvier 2018 06:10

La première école publique pour les sourds-muets

La première école publique pour les sourds-muets

(Institut national des jeunes sourds, 254 rue St Jacques 75005)

mardi, 16 janvier 2018 10:44
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